La première édition en 2003
En 2003, la Fondation Émergence organise la première édition de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie. Cette journée a lieu le 4 juin sous la thématique : « Choquant? Pour les homophobes! ».

Cet événement marque un tournant important avec l’organisation d’un colloque réunissant un groupe important de scientifiques s’intéressant aux questions relatives à l’orientation homosexuelle. La Fondation procède également à la première remise du Prix Lutte contre l’homophobie, qui est décerné à Madame Janette Bertrand. Enfin, un sondage sur l’homophobie est publié, mettant en lumière les réalités et perceptions entourant ce sujet.
▶️ Écoutez l’entrevue de Laurent McCutcheon sur cette première édition
L’évolution de la Journée internationale
Après cette première édition, l’idée d’une journée dédiée à la lutte contre l’homophobie gagne en popularité et est adoptée dans plusieurs pays. En 2005, la Fondation Émergence collabore avec la Belgique pour soutenir le dépôt d’un projet de loi au Parlement visant à instaurer une Journée nationale de lutte contre l’homophobie. La même année, en France, Louis-Georges Tin lance une initiative qu’il nomme la « Journée internationale contre l’homophobie » et choisit le 17 mai, en référence à la décision de l’Organisation mondiale de la Santé, en 1990, de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale.
En 2006, la Fondation Émergence choisit de déplacer au 17 mai la journée qu’elle organise depuis 2003, afin d’harmoniser ses efforts avec l’initiative internationale. Lors de la Conférence internationale sur les droits humains des personnes LGBT, Montréal propose une résolution appelant tous les pays du monde ainsi que les Nations Unies à reconnaître officiellement la Journée internationale contre l’homophobie à cette date.
En 2014, la Fondation Émergence mène une consultation avec 12 organismes œuvrant sur les enjeux trans. Cette démarche aboutit à l’élargissement de la mission de la Journée, qui devient officiellement la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.
Au fil des années, la Journée a continué d’évoluer en abordant divers enjeux de sensibilisation. Aujourd’hui, elle est célébrée dans près d’une centaine de pays à travers le monde par des individus et des organismes engagés dans la défense des droits des personnes LGBTQ+.
A-t-on encore besoin de cette Journée ?
La Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie est un moment clé pour sensibiliser le grand public aux enjeux liés à la diversité sexuelle et de genre. Elle souligne l’importance d’actions concrètes pour bâtir une société plus inclusive et respectueuse de toutes les identités.
Tant que certaines personnes ne pourront pas vivre ouvertement leur orientation sexuelle ou leur identité de genre sans craindre la discrimination ou la violence, cette Journée restera indispensable.